COMMEMMORATION DU 53ème ANNIVERSAIRE DU DECLENCHEMENT DE LA GUERRE DE LIBERATION NATIONALE .

Organisée le 22 novembre 2007, de nombreux invités de marque, nationaux et français, la cérémonie a été unanimement appréciée

Le Consulat Général d’Algérie à Paris a organisé, le 22 novembre 2007, aux « Salons Vianney Bercy » 98, Quai de la Râpée, Paris 12ème, une cérémonie à la fois solennelle et conviviale, à l’occasion de la célébration du 53ème anniversaire du déclenchement de la lutte de libération nationale.

Accueillis à partir de 19 h 00 par le Consul Général, M. Abderrahmane MEZIANE CHERIF et ses collaborateurs, quelques 450 personnalités ont participé à cette manifestation, que de nombreux amis Français, élus, responsables politiques ou administratifs ont rehaussée de leur présence.

 

Tous les consuls d’Algérie de l’Île de France et les cadres de l’Ambassade d’Algérie étaient présents.

De nombreux universitaires, des écrivains, des médecins, des professeurs de C.H.U, des hommes d’affaires d’envergure internationale, des sportifs de premier plan, des personnalités politiques, des professionnels des médias, algériens, binationaux et français ont tenu à assister à la commémoration du 1er novembre.

On remarquait aussi la présence, en force, des amis français de l’Algérie, ces héros, « symboles de la France du Siècle des Lumières et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen » qui ont apporté leur soutien à notre lutte de libération nationale, préservant ainsi l’amitié entre les peuples algériens et français.

« Nous avons le privilège de compter parmi nous, en cette occasion solennelle, quelques uns de ces grandes françaises et de ces grands français à la clairvoyance et au courage remarquables, défenseurs de la France réelle, celle du Siècle des Lumières et de la Révolution de 1789. », devait déclarer M. Le Consul Général, dans une émouvante allocution que l’assistance a écoutée avec beaucoup d’attention.

Ce passage de l’allocution de M. Le Consul Général était particulièrement émouvant.

On lira, par ailleurs, le texte intégral de l’allocution de M. Le Consul Général.(PDF 241 Ko) Cette commémoration, suivie d’un dîner assis, fut une occasion pour nos compatriotes et pour les amis de notre pays de se rencontrer pour renforcer les liens qui les unissent.

M. Abderrahmane MEZIANE CHERIF a tenu à préciser, dans son allocution, la signification de cette date, dont la célébration « ne peut pas, ne doit pas seulement consister à sacrifier à un rituel dont la signification s’étiole à mesure que s’écoulent les années. »

« Le sens de cet évènement fondateur ne doit pas s’estomper à mesure que nous quittent ceux qui l’ont façonné, à mesure que s’en vont ces moudjahidine de la première heure qui étonnèrent le monde par le défi qu’ils lancèrent à l’une des plus grandes puissances coloniales de l’Histoire. « Le premier novembre ne peut pas, ne doit pas être pour les générations futures, l’évocation d’un fait historique anodin ».

 

« Le premier novembre s’inscrit dans l’Histoire Universelle comme un évènement majeur de l’émancipation des peuples et du démantèlement de l’ordre colonial. »

« Tous les militants de la cause nationale, tous les algériens savent que c’est un moment fort, un symbole d’une intensité extraordinaire, une source d’inspiration pour ceux qui en mesurent l’importance. »

Dans le monde, tous les peuples, toutes les nations ont des moments, des dates, des évènements de référence.

« Pour le peuple algérien, le 1er novembre est tout cela. Il constitue à la fois un aboutissement et un commencement. »

« Il fut la quintessence, la résultante, le couronnement d’un processus qui fut enclenché dès l’instant où le premier envahisseur mit le pied sur le sol algérien, en cette funeste journée du 14 juin 1830. »

Le Consul Général a vivement remercié, dans son allocution, les présidents et les membres des associations de proximité qui « ont déployé des efforts louables pour les grandes causes nationales », avant d’affirmer qu’il était désormais nécessaire de mettre en œuvre une autre vision dans ce domaine, en favorisant la création d’associations socioprofessionnelles d’un type nouveau.

M. Abderrahmane MEZIANE CHERIF s’est félicité des excellentes relations du Consulat Général à Paris avec les autorités françaises, qu’il s’agisse des élus ou des représentants de l’Etat, déclarant notamment :

« Permettez-moi, ici, de souligner l’harmonie qui caractérise nos relations avec les élus et les autorités de la Circonscription, dans le cadre des conventions bilatérales.

Nous nous faisons, quant à nous, un point d’honneur à respecter scrupuleusement les engagements de l’Algérie. Dans ce contexte, je ne peux que me féliciter de l’amabilité de nos interlocuteurs à qui il m’est particulièrement agréable de faire part, aujourd’hui, de nos sentiments amicaux »

« Je voudrais, en cette circonstance, renouveler à nos compatriotes de la Circonscription, l’assurance de toute la sollicitude de Monsieur le Président de la République et du Gouvernement Algérien. » a-t-il précisé, avant de poursuivre, décrivant la composante de cette communauté, qui n’est plus constituée des seuls travailleurs manuels des premières vagues migratoires. Elle a évolué, et englobe, depuis de longues années déjà, des compétences de niveau international, souvent mondial, des professeurs de médecine, des praticiens dans toutes les spécialités, des chefs d’entreprises dans tous les domaines, y compris les secteurs de pointe, des juristes renommés...

Elle compte des chercheurs et des universitaires d’élite, des écrivains et des dramaturges de valeur, des artistes de talent, des spécialistes en communication au savoir faire avéré, des commerçants avisés, des restaurateurs et des hôteliers de grande classe, des artisans qualifiés, des sportifs de très haut niveau …

On retrouve nos compatriotes dans toute la palette des métiers et des professions, dans toutes les couches de la société française.

Leur apport à la vie économique, culturelle, sportive, de leur pays de résidence ou d’adoption est loin d’être négligeable, quand il n’est pas, dans certains domaines, unique et de premier plan… »

Le Consul Général a salué, parmi la nombreuse assistance, la présence « des membres les plus dynamiques de notre communauté et du mouvement associatif algérien. »

« Ce mouvement associatif rénové s’inscrit dans une dynamique nouvelle, qu’il importe, ici, de souligner. Il est, et doit, en toute circonstance, rester totalement indépendant de toute tutelle et de toute caporalisation », a-t-il ajouté, précisant ainsi que le Consulat Général se mettait à la disposition de la communauté, avec le souci de ne pas s’ingérer dans le fonctionnement des associations, régies par le droit français, et notamment par la Loi de 1901. »

 

Les nationaux présents, que nous avons interrogés, ont unanimement apprécié l’allocution du Consul Général, qui devait rappeler selon eux, la genèse du 1er novembre. Ils se sont accordés sur la nécessité de rappeler que le peuple algérien n’a jamais cessé de lutter l’occupation de l’Algérie.

Un vieux militant de la Fédération de France du F.L.N nous a dit. « Il est impossible, selon moi, de célébrer le 1er Novembre par une simple réception au cours de laquelle les invités sont conviés à une collation ou à un diner. Il est indispensable d’insister sur la signification profonde de cet évènement, qui constitue à la fois « un aboutissement et un commencement », et s’inscrit en lettres de feu dans le mouvement planétaire de décolonisation.

Un ami français, élu d’un arrondissement de Paris, nous a déclaré qu’il avait apprécié la manière dont la période de la colonisation avait été abordée dans l’allocution du Consul Général, qui a donné une large place, dans ses propos, à tous ceux qui ont aidé à la fois « la France des Libertés », et l’Algérie, en soutenant la cause du peuple algérien en des « temps difficile »

Précisons que deux personnalités françaises ont été décorées par M. Le Consul Général, à l’issue de la cérémonie.

Mme Rolande GIRARD, qui n’a pu, malheureusement, assister personnellement à l’évènement en raison de son hospitalisation et Monsieur Paul Louis THIRARD, qui a prononcé des paroles de remerciements très émouvantes.

Soulignons la modestie de ces personnalités, qui « ne cessent d’affirmer n’avoir accompli que leur devoir à la fois vis-à-vis de la France des Droits de l’Homme, et du peuple algérien dont ils s’étaient sentis solidaires. »

Nous reviendrons sur cet évènement, avec la mise en ligne, notamment, d’un reportage photographique.

 

Télécharger le texte de l’allocution de M. Le Consul Général (PDF 241 Ko)

 

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