La privatisation concerne 1200 entreprises publiques
économiques (EPE) et représente une modalité d'ouverture
de l'économie algérienne à l'économie de
marché consacrée légalement par la promulgation
d'un nouveau cadre législatif (ordonnance n° 01-04 du 20
août 2001, validée par une loi
votée par le Parlement).
Cette ordonnance abroge le cadre réglementaire
des privatisations mis en place en 1995.
Au sens de la nouvelle ordonnance, la privatisation désigne toute
transaction se traduisant par un transfert, à des personnes physiques
ou morales de droit privé autres que des entreprises publiques,
de la propriété:
• de tout ou partie du capital social des
entreprises détenu directement ou indirectement par l'Etat et/ou
les personnes morales de droit public, par cession d'actions, de parts
sociales ou souscription à une augmentation de capital ;
• des actifs constituant une unité
d'exploitation autonome des entreprises appartenant à l'Etat.
Désormais toutes les entreprises publiques
économiques sont éligibles à la privatisation.
Ce principe est consacré par l' Article 15
de l'Ordonnance 01.04 du 20 août 2001 qui dispose que :
« Sont éligibles à la privatisation
les entreprises publiques économiques relevant de l'ensemble
des secteurs d'activité économique »;
La législation et la réglementation
offrent des mesures d'incitation et de facilitation pour tout investisseur,
sans distinction entre le capital national et le capital étranger.
Dans ce cadre, l'Algérie est dotée d'un code des investissements
réformé par l'ordonnance n°01-03 du 20 août
2001 relative au développement de l'investissement. Cette ordonnance
offre une série d'avantages aux investisseurs et a mis en place
les instrument nécessaires à une politique de promotion
des investissements tel que le Conseil national de l'investissement
sous tutelle du chef du Gouvernement, l'Agence nationale pour le développement
de l'investissements (ANDI), avec ses guichets uniques » regroupant
tous les secteurs administratifs concernés ainsi que le Fonds
d'appui à l'investissement.
Quant aux facilités, elles comprennent, notamment,
un volet fiscal et parafiscal accordant des baisses importantes, voire
des exonérations sur certaines charges des entreprises (application
du taux réduit en matière de droits de douane pour les
équipements importés dans le cadre de la réalisation
de l'investissement, exonération de l'impôt sur le bénéfice
annuel, de l'impôt sur le revenu global, franchise de TVA sur
les biens et services...).
La loi accorde également des garanties essentielles
aux investisseurs. La garantie des investissements au sens de la non-discrimination
et du traitement identique entre toutes les personnes physiques et morales
non-résidentes (nationales ou étrangères) et entre
celles-ci et les personnes physiques et morales algériennes.
Sont également garantis le transfert du capital investi et des
revenus qui en découlent (si ce dernier a été réalisé
grâce à des apports en devises), l'intangibilité
de la loi, le règlement des différends entre l'Etat et
l'investisseur ainsi que la garantie du recours au droit international.
Tout investisseur, personne physique ou morale, nationale
ou étrangère, non résident depuis au moins deux
ans et intéressé par le marché algérien,
a plusieurs possibilités d'intervention sur le territoire algérien
:
S'installer en son nom propre, en créant
une entité juridique de Droit Commun algérien (Droit commercial
algérien) constituée à hauteur de 100% de capitaux
non-résidents, s'associer à un ou plusieurs résidents
(personne physique ou morale)pour créer une Société
d'Economie Mixte (S.E.M.), prendre une ou plusieurs participations dans
le capital d'une entreprise déjà existante, souscrire
à un contrat de management.
Selon les dispositions du Code de commerce, la loi garantit à
l'investisseur le choix de la forme juridique de la société
à créer telles que la société par actions
(SPA),la société à responsabilité limitée
(SARL),la société unipersonnelle à responsabilité
limitée (EURL), la société en nom collectif (SNC),
les sociétés en commandite simple, les sociétés
en commandite par actions ou les sociétés de participation.
TVA
Le taux de 5% est applicable pour les matières
premières, le taux moyen (15%) pour les produits semi-finis et
intermédiaires, le taux le plus élevé (30%) pour
les produits de consommation finale.
Ce niveau de taux, auquel il faut ajouter les exonérations de
droits pour certains secteurs et pour les équipements concernant
les nouveaux investisseurs, fait de
l'Algérie le pays le plus ouvert du bassin méditerranéen
avant même l'entrée en vigueur du démantèlement
tarifaire prévu par la Zone de libre échange.
Liens Utiles :
Agence
Nationale de Développement de l'Investissement
Ministère
des Participations et de la Promotion des Investissements
Journal
officiel
Chambre
Algérienne de Commerce et de l'Industrie CACI
Centre
National du Registre du Commerce
Direction
Générale des Douanes
Direction
Générale des impôts
Office
National des Statistiques
Droit
des Affaires en Algérie
Autres
liens